Dans le cadre d’un cours d’éducation citoyenne intitulé Le citoyen face au défi environnemental, des étudiants du Cégep de Sherbrooke organisent une marche pour manifester leur désaccord quant aux orientations politiques des gouvernements québécois et canadien en matière énergétique. Le 1er novembre dernier, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publiait dans son cinquième rapport les constats suivants : les émissions de gaz à effet de serre doivent être complètement éliminées d’ici 2 100 si nous voulons éviter une catastrophe écologique, mais surtout, une catastrophe économique. Pourtant, nos gouvernements continuent d’axer une bonne part de leur politique économique sur le développement des énergies fossiles, particulièrement du pétrole.
Depuis quelques mois, la pression augmente sur le Québec afin que nous devenions la plaque tournante de l’exportation du pétrole des sables bitumineux vers les marchés européens et est américains : inversion du flux de la ligne 9 du pipeline d’Enbridge, construction d’un nouveau pipeline et d’un port pétrolier à Cacouna par la compagnie Trans-Canada, superpétroliers qui circulent dans le fleuve St-Laurent… Les risques environnementaux liés à ces activités sont bien réels, mais quels seraient les avantages économiques pour les Québécoises et les Québécois? Le risque en vaut-il vraiment la peine? Selon nous, NON.